Les beaux orages qui nous étaient promis

Pièce pour sept jongleurs
sur une partition originale signée Pierre Jodlowski

Après avoir exploré les rapports du jonglage au répertoire pour piano (de Bach à Ligeti) dans sa précédente création Pan-Pot ou modérément chantant, le Collectif Petit Travers, dont le travail n’a de cesse de tisser de solides liens avec la pensée musicale, a pour cette nouvelle pièce fait appel au compositeur de notre temps, Pierre Jodlowski.

Dirigée par Julien Clément et Nicolas Mathis, Les Beaux Orages qui nous étaient promis met en scène sept jongleurs : effectif démultiplié, enrichissant leurs principes de composition, leur rapport sans cesse réinventé au temps, leur foi absolue dans la clarté tonique de l’instant, du son, du mouvement.
À mille lieues du jeu formel et de l’enfermement virtuose, ce spectacle, à partir d’une écriture chorégraphique et rythmique rigoureuse, invente, par le jonglage et dans le jonglage, un théâtre puissant de pure action, de forces, d’intensités. C’est avant tout avec le spectateur et son regard que jouent les jongleurs.

Intentions

Nous explorons la théâtralité d’un acteur de cirque.
Comment, en enchâssant les actes, libérer, pour le spectateur, réflexions et sensations ? Cet échange, nous l’orientons vers la découverte de plusieurs modes d’être ensemble, plusieurs possibilités d’exister, entre personnages d’une part, entre structures et personnages d’autre part.
Nous découvrons l’absurde réglé et joyeux et l’autorité saine ou viciée du rythme.
Nous découvrons des personnages rouages, des danseurs sociaux, des acteurs vecteurs. La palette s’étend du collectif à l’individuel, de l’incarnation à la disparition de l’acteur. Poésie de la tension et poésie de la détente s’entremêlent, la puissance des forces de la scène.

Teaser - Les beaux orages qui nous étaient promis

Création 2013

Durée : 1 heure

Images - Les beaux orages qui nous étaient promis

© Moa Karlberg

Extrait de presse

  • « De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l’impair. Plus vague et plus soluble dans l’air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose » écrivait Verlaine dans son Art poétique. Sans doute les compositions du Collectif Petit Travers se trament-elles ainsi, tant la mélodie des gestes et des balles dialoguent avec les lignes rythmiques de la musique. Après Pan-pot, qui explorait les rapports du jonglage au répertoire pour piano, de Bach à Ligeti, Les beaux orages qui nous étaient promis se déploie sur une partition commandée à Pierre Jodlowski. (…) Jouant des forces, des trajectoires, des rythmes et des intensités, les sept jongleurs dessinent une chorégraphie tout en précision, alternant chœur et contrepoint. (…) Dérobé dans un poème de Guy Goffette, le titre murmure déjà des images qui soufflent comme des promesses.

    La TERRASSE 13•07•2013
  • On avait découvert Pan-pot en 2009, dans le Off du Festival d’Avignon. Six ans plus tard, toutes les images sont encore en nous. (…) Car en treize ans d’activité, le Collectif Petit Travers est passé maître dans l’art de concevoir des tableaux magnétiques (avec eux, les créations lumières sont toujours splendides) qui imprègnent le spectateur. Une recherche précise du plastiquement beau qui n’est pas pour autant une fin en soi, le Petit Travers livrant également dans ses créations une réflexion subtile sur l’individu et le collectif : si chacun peut briller individuellement en mettant en avant ses prouesses, rien ne sera plus fort qu’un ensemble avançant main dans la main. Poétique donc, et politique surtout.

    LE PETIT BULLETIN 04•05•2016