Ukiyo-e ?
chorégraphies pour un mammifère
La pièce se présente comme un bestiaire postural qui emprunte à la danse traditionnelle japonaise et à des œuvres picturales de Bacon, Bosch et Picasso. C’est un bâti de séquences assemblées selon les proportions du mont de l’estampe «Orage sous le sommet» de Hokusai : deux tiers montée/un tiers descente.
Le temps de l’ascension, cinq thèmes sont exposés qui explorent chacun une strate différente du corps. Le spectateur est invité à lire différentes qualités de présence suivant une gradation du corps le plus extérieur – présent par ses lignes de peau, au corps le plus intérieur – fait d’os, de sang.
Gradation puis dégradation, deux tiers/un tiers.
Le corps qui était structuré et cerné dans l’ascension devient vecteur de flux, il se laisse traverser par une écriture qui lui imprime des forces et le déforme. Il subit une continuité d’amorces et de bascules qui mêlent entre elle les brisures des précédentes séquences. De plus en plus véloce il survit en une seule trace fuyante et charnelle. La descente ouvre sur un devenir animal, une poétique du corps désorganisé.
Rien n’est dit au delà de ce qui est donné à voir, ouïr, sentir.
Il n’y a pas de sujet préexistant dont Ukiyo-e serait la mise en forme.
Ukiyo-e est un travail d’impressions.