Denis, Nicolas et Julien sont tous passés par l'école du cirque de Besançon. Ils s'y sont seulement croisés. La rencontre intervient plus tard avec l'envie d'explorer les musicalités du jonglage, son dynamisme particulier, ses temporalités propres et sa façon singulière de révéler des présences ; le projet est lancé.
Les étapes de travail se succèdent, ils collectent des matières diverses pendant un an et demi avant d'inviter Simon à travailler autour de la question de la visibilité des perceptions et de leur agencement. Une méthode d'écriture en lignes communicantes est mise au point, différents paramètres sont isolés puis invités à dérouler leur propre ligne de vie : vie de la musique, vie du jonglage, vie des présences, de l'imaginaire, de l'inanimé, des ruptures (les noirs cinématographiques!)...
C'est sur des airs du répertoire pour piano que prennent forme les compositions et après une élaboration inachevée sur bandes, ils rencontrent Aline ; elle est riche de sa capacité à s'approprier les oeuvres utilisées et de propositions.
Arno inventera pour finir une partition de lumière inspirée de l'oeuvre de Rothko et des évolutions de la pièce.
En février 2009, après deux ans et demi de travail et soixante semaines passées sur un plateau, Pan-Pot ou Modérément chantant prend vie sur la scène de l'Arche à Béthoncourt.