Synopsis

Pan-Pot est composé de trois parties et d’un épilogue.

1/ Le monde
Nous présentons ici les éléments jonglés, les présences, notre musicalité
graphique : un monde d’intérieur pour solitudes dignes et relations galantes. Des particularités individuelles apparaissent pour vite se refondre dans notre monde organisé. Ce monde s’ouvre, à ses frontières se trouve le cosmos. Il accouche du mannequin, qui apparait en chutant…

2/ Le monde pénétré
Notre monde rythmique et graphique se développe. Le mannequin devient élément de relief et de regard, il nous fait devenir foule et à la fois, personnage triple et vivant. Il porte aussi son propre drame, la liberté qu’il acquiert via nos codes. Il commence à nous contaminer, permettant l’émergence d’un nouveau rapport : un regard sur regard . Nous dévoilons alors le fonctionnement mécanique de nos machines à perceptions et apparaissent, légères, légères, les présences des individus à leur partition d’actions simples. D’un pas léger encore, nous accompagnons de touches de jonglage la naissance d’une fugue de Bach…

3/ La population du monde
Par contamination, de sobriété, de noblesse immobile, par l’inanimé devenu partenaire,… se développe ce monde en postures ; les corps portent les marques du temps saccadé, évoquent des fuites vers des territoires d’abîme et de sublime. De nouveaux cieux sont découverts, en plein soleil, en pleine lune, en grouillant crépuscule. Et d’un pas léger encore, du jonglage autonome nous accompagne dans notre marche pulsée.

4/ L’épilogue : petite pièce sur grande sonate
Suivant l’évolution d’une sonate de Beethoven, le monde est totalement transformé, devenant le lieu d’une profusion de balles hors-cadre, d’un patchwork de motifs issus des précédentes parties, d’expressions neuves des personnages individués dans de brefs solos. Nous finissons sous une pluie de balles et de sons, dans un mélange de lenteur champêtre et de douce frénésie.